L'église Ste Jeanne d'Arc

L’histoire

Au début du 20ème siècle, l’agglomération messine se développe, en particulier vers le sud, sur l’espace communal de Montigny. Cet essor est notamment dû à l’implantation des ateliers SNCF et des casernes militaires. Dès les années 1930, les autorités religieuses demandent la construction d’une nouvelle église pour remplacer Saint-Privat décidément en ruines, dans la partie haute de la ville qui s’urbanise rapidement.

Le maire, Félix Peupion, propose à l’ancienne paroisse de lui laisser l’usage d’une partie du sous-sol du nouveau groupe scolaire Saint-Privat, situé rue du Gibet, en attendant l’édification d’un lieu de culte définitif.
Cette salle, dénommée chapelle Sainte Bernadette, accueille sa première messe en décembre 1935.

La construction de l’église est décidée en 1938. Elle est dédiée à Jeanne d’Arc. Cette héroïne nationale a été canonisée en 1920 ; c’était un hommage pour l’abbé de l’époque, Pierre Leroy, de donner son nom à la nouvelle paroisse qui compte de nombreux militaires.

La seconde guerre mondiale interrompt brutalement les travaux ; en 1939, seul le sous-sol avec la crypte a été réalisé.
Dès 1945, la messe est célébrée dans ce sous-sol en attendant la reprise des travaux, mais les cinq années qui suivent la Libération sont difficiles.
Les travaux reprennent réellement à partir de 1950.

Église Ste Jeanne d'Arc

L’église est inaugurée le 11 décembre 1960, par Monseigneur Schmitt, nouvel évêque de Metz, soit 30 ans après les premières démarches et 25 ans exactement après l’inauguration de la chapelle Sainte-Bernadette.

L’église Sainte-Jeanne d’Arc mesure 68,5 mètres de long sur 30 mètres de large, hauteur de la nef 17,8 mètres. Matériaux utilisés, moelons et de la jolie pierre de Jaumont qui donne un éclat si particulier à cet ensemble, elle est apparentée au style moderniste, comme Sainte-Thérèse à Metz. Les architectes sont Georges Tribout et Henri Drillien.

Les vitraux

Les vitraux de l’église ont été posés en 1962. L’étude et la maquette des verrières sont l’œuvre de Camille Hilaire, l’un des artistes majeurs du 20ème siècle en Lorraine, né à Metz, grand prix de Rome en 1950 ; elles ont  été réalisées par le maître-verrier Pierre Benoit de Nancy. La grande verrière avec les 22 panneaux représente quatre anges et Jeanne d'Arc dans son armure tenant son épée, parmi les quatre anges dont deux posent une couronne sur son casque. Transparence et lumière caractérisent les 16 grands panneaux non figuratifs à dominance bleu et jaune de la nef et du coeur. Les 5 vitraux du transept, côté rue Nicolas Hamant, représentent les 4 évangélistes avec leur symbole. et, côté rue Léon Barillot, 3 verrières non figuratives bleutées représentent le ciel... Au total on compte 1552 Claustras.

Un retable complète l’ornementation de l’église.
Évoquant les épisodes de la vie de la Vierge, il est dû à l’artiste Claude Michel.

L’orgue

L’orgue de Notre-Dame-la-Ronde a été construit en 1878 par les facteurs de Boulay, Dalstein-Haerpfer, devant le portail du même nom en la Cathédrale Saint Etienne de Metz. L’instrument comporte 2 claviers, 4 grands jeux d’orgue, 6 de récit expressif et une pédale.

En 2006, Montigny-lès-Metz s’est porté acquéreur de l’instrument dans le but de remplacer l’orgue électronique de Sainte-Jeanne d’Arc devenu obsolète.

Il a été complètement démonté et relevé par Jean-Louis Helleringer, ancien contremaître de Haerpfer-Erman de Boulay, successeurs de Dalstein-Haerpfer et Antoine Bois.

Désormais, l’orgue est utilisé aussi bien pour les offices religieux que pour des concerts et différents événements culturels.

L'orgue de léglise Ste Jeanne d'Arc