L’église Saint-Joseph

L’histoire

La construction de l’église Saint-Joseph est en partie due à l’abbé Philippe Châtelain qui souhaitait disposer d’un lieu de culte à la hauteur de la population catholique en forte augmentation depuis le milieu du 19ème siècle.

Jusque là les habitants ne pouvaient se rendre aux offices qu’à l’église Saint-Privat qui avait connu bien des vicissitudes au cours des siècles, et à la chapelle Saint-Antoine de Padoue destinée en priorité aux religieuses de l’abbaye bénédictine édifiée au 17ème siècle et agrandie au 18ème siècle.

Néanmoins, ces deux lieux de culte se révélèrent insuffisants et la question de la construction d’une nouvelle église se posa.
Après des années de délibérations, atermoiements et discussions sur la nécessité et sur l’emplacement de cette construction, le projet de l’architecte originaire de Mayence, Ludwig Becker, fut retenu.

 

La première pierre fut posée le 3 mai 1903. L’église Saint-Joseph fut inaugurée, après trois années de travaux, le 29 juillet 1906 par Monseigneur Benzler, évêque de Metz.

Eglise St Joseph

 

Eglise St Joseph

Elle est construite sur un plan basilical, avec trois nefs, dans le style néo-roman rhénan. La pierre utilisée est la pierre de Jaumont, comme c’est le cas pour de nombreux édifices de la région messine.

La façade de l’église donnant sur la place Jeanne d’Arc est percée de trois portes dont le grand portail surmonté de la statue de Saint-Joseph, patron de l’église.

 

L’église Saint-Joseph renferme des vestiges des anciennes églises de Montigny dont un admirable Christ en bois du 15ème siècle et une statue de Saint-Privat qui se trouvaient dans l’église du même nom.

Les fresques

L’église Saint-Joseph est ornée d’une grande variété de fresques qui s’organisent en cinq grands programmes :

  • dans la nef : de vastes tableaux et compositions florales de style Art nouveau
  • dans les bas-côtés : les constellations de la voûte céleste
  • dans la coupole : la grâce du jardin éternel
  • dans le transept : d’immenses compositions de fantaisie
  • dans le grand chœur : le cosmos et le Christ « pantocrator » (Christ en gloire et en majesté)

À noter : la présence importante de dragons dans l’église. Ils sont partout : sur les stalles, sur le baldaquin, aux verrières… on en voit même de très petits sur les chapiteaux. Dans le transept, d’un rouge inoubliable, ils ne peuvent passer inaperçus.

Toutes les fresques ont été restaurées en 2008 et 2011.

Les vitraux

L’église Saint-Joseph présente de nombreux vitraux intéressants, conçus par le maître-verrier Martin de Wiesbaden.Trois grands ensembles se distinguent :

  • une présentation des sept sacrements sur les verrières du chœur
  • une méditation de la vie de la Vierge et de Saint-Joseph dans le transept
  • des vitraux dédiés aux saints et saintes dans la nef et le narthex (entrée de l’église)

À ceux-ci s’ajoutent les grisailles de la haute nef et du transept, en trèfles romans et les minuscules vitraux des absidioles.

Les orgues

Le Grand Orgue est un instrument mécanique installé en 1987 par François Delangue. Il comporte 34 jeux répartis sur 3 claviers auquel s’ajoute un clavier électrique installé par la suite.

Il a subi une restauration complète en 2005.
Cette opération a été effectuée par le maître Jean-Louis Helleringer.

L’église possède un autre orgue, l’orgue de chœur, qui a été restauré à la même époque.

le Grand Orgue

Instrument construit par la célèbre firme Cavaillé-Coll en 1905, électrifié en 1939 par Jacquot Lavergne, il a, depuis, fait l’objet de plusieurs opérations d’entretien.